La saga Benalla : une incroyable affaire d’État !

Né en 1991 à Évreux, Alexandre Benalla grandit dans une petite ZUP, avant d’obtenir un diplôme dans la sécurité publique. En 2010, il rejoint la gendarmerie à titre de réserviste, puis est formé à la sécurité politique au sein du Parti Socialiste. Jusque-là, rien ne laissait présager l’incroyable tournure qu’allait prendre le destin de cet homme, aujourd’hui en Une de tous les tabloïdes !

Les premiers pas d’Alexandre Benalla : un début sans tâches

Dès 2011, Benalla travaille pour le Parti Socialiste. Là-bas, il est décrit comme un homme « calme » et « très sérieux ». Les prémices de sa carrière se déroulent sans accrocs, lui permettant de faire ses preuves avec succès dans la sécurité rapprochée. Il est affecté tour à tour à la sécurité de Martine Aubry et François Hollande, puis devient le chauffeur d’Arnaud Montebourg en 2012.

C’est là que tout bascule : Benalla est licencié au bout d’une semaine. Montebourg affirmera plus tard qu’il l’a renvoyé après que celui-ci ait causé un accident en sa présence, puis tenté de prendre la fuite.

Benalla, le « Rambo » de l’Élysée

Par trois fois entre 2013 et 2017, Benalla sollicite un permis de port d’armes auprès du ministère de l’Intérieur. Ses demandes se soldent systématiquement par des refus, que le ministère justifie par des témoignages recueillis auprès de policiers ayant côtoyé Benalla. Du fait de son tempérament impulsif et de ses méthodes musclées, Benalla est qualifié – péjorativement – de « Rambo ». Il sera d’ailleurs surnommé ainsi durant toute sa carrière au sein du parti En Marche.

L’arrivée de Benalla à l’Élysée : une ascension fulgurante

En 2016, Alexandre Benalla est engagé comme responsable de la sécurité de Macron, alors candidat à la présidentielle. Dès l’élection de Macron, tout s’accélère : il est nommé chargé de mission au sein du cabinet présidentiel et endosse la responsabilité de coordonner les services assurant la sécurité du président. Dans la foulée, on lui accorde le permis de port d’armes tant convoité, une habilitation de sécurité Secret-Défense et un badge d’accès de haut niveau à l’Assemblée nationale. Il obtient aussi le grade de Lieutenant-colonel et intègre les francs-maçons au sein de la Grande Loge Nationale Française.

Le « BenallaGate » au cœur de la tourmente médiatique

Le 1er mai 2018, Benalla est accusé d’avoir molesté un couple de manifestants et usurpé l’identité d’un policier. Des vidéos tournées ce jour-là le montrent en effet vêtu d’un casque de CRS et affublé d’un brassard « police », portant des coups à deux manifestants. Lorsque les faits sont révélés, le gouvernement annonce avoir pris des sanctions à l’encontre de Benalla : une mise à pied de 15 jours, et une mutation vers un poste administratif à l’Élysée.

La légèreté de la sanction intrigue l’opinion publique, et l’opposition ne tarde pas à se demander pourquoi ces faits n’ont pas été signalés au procureur de la République, comme le veut la loi. Dans le même temps, les largesses de l’Élysée à l’égard de Benalla, qui bénéficie de privilèges que rien ne semble justifier, sont révélées au grand jour. Voiture de fonction hyper équipée, 7 113 € de salaire, appartement de fonction de 200m2 au palais de l’Alma… Et, plus grave encore, la « bévue » de Benalla semble avoir été couverte par différents politiques, ainsi que par de hauts fonctionnaires de police.

Le 18 juillet 2018, Benalla est mis en examen pour « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique ». Parallèlement, la toile commence à jaser sur l’étonnante proximité entre Benalla et Macron, qui s’est même senti obligé de préciser que lui et son garde du corps n’étaient pas amants !

Commentaires

Scroll to top