Quand le rap survit à la guerre !

La guerre fait rage dans leur pays. Pourtant, certains rappeurs ont décidé de braver les interdits et parfois même la mort, pour continuer à s’exprimer.

La guerre détruit presque tout sur son passage. Et les choses qui nous paraissent normales et acquises, comme écouter de la musique, ne le sont pas pour eux. Mais malgré la terreur et les interdits, Zayn Adam, Boika, MC Reko et Yapanjee ont décidé de résister et de continuer à vivre leur passion : rapper. Sur le site Greenroom, on découvre qu’après des années à devoir se cacher, ils peuvent enfin balancer haut et fort leur rage et désillusion sur l’horreur de la guerre, ou dénoncer les frappes de la coalition, depuis que l’Etat Islamique a été chassé de leur ville adorée, Mossoul (Irak). Ils ont d’ailleurs créé un collectif de rap, Mossoul Rapper Group, le premier à Mossoul.

La relation que ces jeunes entretiennent avec le rap peut sans doute nous aider à ouvrir les yeux sur plusieurs sujets. D’abord, se rendre compte de la chance et de la liberté qu’ont nos rappeurs en France. Là où un Orelsan risque juste un procès pour injure avec amende à la clé, ces jeunes rappeurs d’Irak, de Syrie ou du Yémen risquent eux la mort. Ensuite cela peut nous questionner sur ce qu’est devenu le rap en France et si on n’a pas perdu l’essence même de cet art. Parce que si on est honnête deux secondes, l’égo trip et le bling bling ont tendance à devenir majoritaires face aux textes revendicatifs. Et quand bien même ces textes engagés existent, le public ne les apprécie que très peu. Cercle vicieux…

L’histoire de ces rappeurs est bien entendu différente de la nôtre. Mais si tirer des enseignements de la façon dont ils utilisent le rap peut nous aider à construire un rap de meilleure qualité, alors pourquoi pas ?

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